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Envies de mourir

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Envies de mourir

Postby Olibrius » Apr 23, 2015 8:45 am

[Attention ce message parle de suicide et d'envies suicidaires selon une approche non-conventionnelle, ça peut-être perturbant, surtout si ça vous rappele votre propre expérience ou celle d'un proche. Merci d’éviter de lire les sujets qui sont trop réactivants pour vous, ou d'attendre le bon contexte pour le faire (voir les règles du forum).Pensez que je n'écris pas pour être secouru, ni même pour recevoir des conseils et que vous n'êtes en rien responsable de ce que je vis, ressens ou exprime ici (enfin, pas personnellement). J’écris d'abord parce-que j'en ai besoin et ensuite parce que c'est ma façon de partager ce que je vis et de me sentir un peu moins seul, je n'ai réellement pas besoin d'être rassuré ou consolé, voir , ça risquerait de m'énerver... Merci d'en tenir compte en répondant sur ce sujet...Par contre si vous aussi avez besoin de raconter votre histoire, exprimer vos ressentis et parler de vos envies suicidaires et ce que vous en faites ou comment vous les vivez, bienvenues ! Cette discussion est faite pour ça. ]

J'ai envie de parler de mon envie de mourir. De nos envies de mourir...
Parce qu'on en parle pas ! On en parle pas alors qu'elles sont là...
On en parle pas et c'est ça le problème , pas qu'elles soient là.
Il y a vraiment plein de raisons rationnelles d'avoir envie de mourir !
Ce qui est irrationnelle c'est de ne pas en parler, de ne pas oser en parler
par peur des réactions (des réactions de peur en général...)
Je n'ai jamais parlé de mes envies de suicide à un spécialiste
et j'en parle très peu à mes proches.

Il arrive que quand l' une de nous passe à l'acte on se souvienne que ça nous traverse,
et pour certaines, que c'est en nous tout le temps.
J'ai l'impression que mon envie de mourir a toujours été là
qu'elle vit lovée en moi, silencieuse la plupart du temps
et parfois elle a besoin de s'exprimer,d'être entendue.
Elle traverse mon quotidien comme un fantôme et m'envoient d'étranges impulsions
quand je me penche au dessus d'une fenêtre ou d'un pont
ou qu'un train ou un camion déboule à toute vitesse.
Elle donne une curieuse vibration à certains objets ou certains produits...

Avant, j'aimais beaucoup me suspendre au dessus du vide
et sentir que ma vie ne tenait plus qu'à un fil, qu'il ne manquait qu'un minuscule geste,
comme d'ouvrir la main, pour que tout bascule.
J'adorais sentir mon cœur qui se mettait à battre plus vite
tous mes sens devenaient plus intenses, les couleurs , les sons, mon corps...
Tout devenait plus vrai, plus réel.
Comme si le fait de se retrouver là, à quelques secondes de la fin...
Me faisait tout ressentir plus intensément.
En faisant ça, en mettant ma vie en jeu, je me sentais encore plus vivant.
Je faisais ça pour ÊTRE PLUS VIVANT.
Pour ne pas m'endormir dans l'habitude, ne pas devenir un zombie
qui traverse sa vie comme s'il n'y était pas,
passant d'une promotion à l'autre, d'un confort à l'autre.
De l'école, à l'université, puis du travail à la retraite
du berceau à la tombe, sans avoir vécu...
C'était ça pour moi la mort...
L'envie de mourir à ce moment , c'était tout le contraire.
C'était pour m'éveiller.
C'était retrouver ce qu'il y avait d'intense et de vivant en moi.

Je n'ai jamais eu peur de mourir
J'ai cru parfois que j'avais peur de vivre.

Par la suite j'ai fini par m'habituer à de plus en plus de trucs invivables
et mon petit séjour à l'H.P m'a bien calmé.
J'ai commencé à avoir peur.
Peur de me mettre "en danger" ou de "mettre en danger" les autres (comme ils disaient)
peur de perdre le peu que j'avais: un vague sentiment de préférence dans le fait de ne pas retourner à l’hôpital.
J'avais peur d'être jugé, d'être identifié et (mal)traité
Du reste, je ne me sentais ni plus libre, ni plus heureux qu'avant.
Et surtout de moins en moins vivant...
A mesure que je laissais cette peur m'envahir, je devenais de plus en plus incapable de m'exprimer
d'agir dans le monde, de prendre des initiatives, de faire des choix...
J'en arrivais au point d'être paralysé, cloué au lit avec la trouille de tout !

L'envie de mourir était toujours là, mais cette fois elle même était rampante, honteuse et lâche.
Je n'avais pas vraiment envie de mourir, j'en avais bien trop peur.
J'avais parfois envie que ça s'arrête, qu' "on" en finisse, mais c'était vague, informulable
et surtout je n'avais envie de rien, même pas de mourir.
J'ai vécu plusieurs hivers comme ça, au fond du trou. Incapable de vivre, incapable de mourir.
Incapable d'être là, incapable d'être ailleurs...

Maintenant je passe toujours par des crises d'angoisses et des moments de dépression intense
mais je me suis reconnecté avec mon envie de vivre.
C'est à dire à mes premières envies de mourir, celles d'avant mon internement.
Maintenant je n'ai même plus besoin de me mettre physiquement en danger
pour me rappeler que je suis vivant, ça se fait tout seul.
Mon corps, le sang qui y circule, mon cœur qui se bat, l'air qui pénètre dans mes poumons... etc
Tout me rappel que je suis vivant, y compris le fait de fonctionner comme un zombie
ou de vivre dans un monde horrible.
Je respire, je ressens, ça vibre, ça macère, ça transpire, je me débat, je crise, je suis en vie !

Parfois je repense au suicide, aux amies qui sont passées de l'autre coté,
à celles et ceux qui l'ont tenté, à mes propres tentatives...
Et je me réconcilie avec CETTE FUREUR DE VIVRE VRAIMENT ET INTENSEMENT
qui se déguisait autrefois en "envie de mourir".
ça dissout ma peur d'en parler, ma peur de m'en prendre plein la gueule
si j'exprime ce que je ressens (j'ai été éduqué comme un garçon)
ça me donne envie d' hurler sur tous les toits:
"Hé t'as envie de mourir ? Moi aussi ! C'est bon signe, viens on en parle !
Ce monde est dégueulasse ou magnifique, selon le point de vue...
Et si on se regardait en face ?
J'ai envie qu'on puisse pleurer ensemble sur ce qu'on nous a fait subir.
Qu'on puisse aussi se donner de la force pour combattre tout ce qui nous tue chaque jour : l'assignation à la norme et au soi disant réel.
Pouvoir dégager de nos vies tout ce qui alimente la peur.
Et si on a peur, qu'au moins on ai pas peur de se le dire.
J' ai envie qu'on aille ensemble déterrer l'envie de vivre que cachent nos envies de mourir.
"
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Re: Envies de mourir

Postby shimmy » Apr 24, 2015 4:51 pm

Je le dis une deuxième fois: tu écris vraiment bien, d'une façon qui touche et qui peut parler à beaucoup de gens.

Personnellement j'ai vécu ça autrement, mais je pense que ça dépend des gens et je ne voudrais pas remettre ton vécu en question, ce n'est pas mon propos.

Tu ne voudrais pas partager tes écrits (si il y en a, ou sinon nous écrire quelque chose pour l'occasion) ? Moi en tout cas j'aime bien te lire, ça m'interroge sur moi-même et je ne suis peut-être pas le seul qui en ait besoin.

En tout cas encore merci pour tes récits, ça fait plaisir de voir quelqu'un qui donne du sens à tout ça.

Au plaisir de te croiser à nouveau,

Shimmy
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Re: Envies de mourir

Postby asperula » Apr 25, 2015 6:19 pm

Olibrius,
merci pour ton partage, ta manière d'écrire me touche.
Tes envies de partager autour de ces sujets, d'  « ensemble déterrer l'envie de vivre que cachent nos envies de mourir », tout ça me parle. Je sais pas comment dire autrement...

Je crois n'avoir jamais eu envie de mourir au point de mettre des choses en place concrètement dans ma tête ou autour de moi pour me libérer de la douleur qu'est parfois, souvent, de vivre.

En revanche je me suis déjà demandée si je n'étais pas morte.
Si finalement, le cœur qui battait dans ma poitrine, qui faisait courir le sang dans mes veines et qui réchauffait mon corps n'étaient en fait qu'une simple illusion de ce qu'on appelle « être vivant ».
Car rien de ce que je ressentais à l'intérieur ne correspondait à l'idée que je me faisais de la vie.

Flippée au moindre contact humain. Parano. Figée, les tripes tordues au moindre repas, à la moindre discussion. Littéralement gelée, incapable de penser, de parler, ressentir la moindre chose spontanée, horrifiée lorsque la moindre chose dépassais de moi.
Morte. Morte de peur.

J'ai voulu vivre collectivement, politiquement, construire, déconstruire, lutter, donner du sens à ce monde qui je trouve insensé, un peu plus de sens que de juste trouver tout pourri.

Mais je suis confrontée à ce sentiment d'être enfermée à l'intérieur de moi même, quasiment incapable de créer des liens sans que vienne me torturer cette foutue peur d'être jugée, ce malaise mortel qui me paralyse, me donne envie de fuir toute forme de vie humaine. Pourtant, je ne supporte pas la solitude...

J'ai trouvé des espaces, des gens avec qui je peux me sentir en sécurité. J'ai compris aussi que les normes peuvent être perverses, qu'on peut dénoncer une société normalisatrice tout en recréant parfois d'autres normes, tout aussi pesantes.

Mais tous les jours, il me semble que je renonce à des envies, à des rêves, à des utopies ou à des choses très simples, à cause de cette foutue peur, cette foutue peur de vous autres, à qui je devrais me confronter pour accomplir mes rêves.

Tous les jours, il me semble que je lutte pour reconquérir ces petites ou ces grandes choses.
Je me sens souvent tellement seule à mener ces combats invisibles, silencieux et secrets.

Je parfais mon talent d'équilibriste, la mort me soutient, me déroute, me vide et me stimule aussi, me rend plus sensible, parfois trop. De temps à autre, l'idée me viens d'abandonner, de me laisser aller, trouver un moyen pour cesser cette danse trop cinglée, ça me rassure d'y penser. Je me dis que si un jour ça deviens vraiment trop débile de continuer, je suis pas obligée de rester.

En attendant je continue, c'est quand même pas tout les jours complètement dégueu.

Parfois aussi, je pense à la mort d'autres, des gens que j'aime. Je ne sais pas pourquoi j'ai ces fantasmes un peu mélancolico-dramatico-romantico-chose, mais ça peut me faire du bien d'imaginer une situation où quelqu'un que j'aime est mort. Peut être que ça me rappelle à quel point je tiens à cette personne, ou que le simple fait de pleurer à cette idée me soulage, me décharge.
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Re: Envies de mourir

Postby shimmy » Apr 27, 2015 11:59 pm

Rappel de l'avertissement cité plus haut: ceci est l'histoire d'une tentative de suicide, NE LISEZ PAS si vous ne vous sentez pas prêt.e. Ne vous l'infligez pas, ça n'en vaut pas la peine. Si vous le lisez quand même et si ça vous donne des cauchemars, contactez moi, vous verrez que ça va beaucoup mieux aujourd'hui :)

Bon je commence cette histoire cauchmardesque...

C'était il y a plus de 15 ans, le souvenir était enfoui, mais il faut bien un jour déterrer le passé...

J'étais dans la drogue, j'avais déjà quitté la fac, rejeté par les autres qui ne supportaient plus mes déviances.
Le sentiment d'être en permanence traqué par la police...
Tout le monde me disait d'arrêter, mais je ne pouvais pas.
L'angoisse et les idées noires se sont installées.
Et toujours cette vieille idée comme quoi il y avait une réalité au-delà du visible...
J'avais peur des autres, je n'osais plus sortir. J'étais dans un état second.
Je dormais mal, la chaleur de l'été induisait un état de transe permanente. Impossible de sortir de mes propres pensées.
L'angoisse cristallise... L'angoisse d'être poursuivi, traqué...
Je me mets à imaginer que je suis au centre d'une conspiration, que je suis entouré d'agents secrets et d'autres qui cherchent à me sauver, qu'on va m'aider à m'enfuir... J'attends...
Je décrypte les messages qu'on m'envoie au cours de simples conversations, dans des jeux de mots et des associations d'idées... J'essaye de répondre en improvisant ce code que je ne connais pas, mais je ne reçois que des réactions d'angoisse... Je suis en train d'exposer notre secret... Je ne comprends plus rien à rien...
De plus en plus les messages prennent une tournure sinistre... Tout semble fichu par ma faute... Je sens une aggressivité envers moi, comme si tout le monde voulait que je disparaîsse... Je ne peux pas leur en vouloir...
Tout cela prend une tournure spirituelle, comme si la réalité n'avait rien à voir avec ce qu'on m'a appris... Je crois que je suis manipulé par une poignée d'êtres qui changent de forme et prennent tour à tour tous les rôles dans ma vie...
Il y a quand même quelque chose que ces êtres recherchent en moi, sans quoi ils m'auraient déjà éliminé... Mon esprit est sous surveillance, j'essaye de ne pas penser aux personnes que j'estime au dessus de tout...
Puis il me semble être perdu dans un univers protoplasmique qui m'envahit... Mon corps ne m'appartient plus, mon esprit m'échappe...
C'est le cauchemar permanent...
Je sais que je suis fichu, j'ai peur de trahir ceux qui m'aiment... Je ne sais pas comment je vais pouvoir tenir, garder le secret, même à court terme...

Je me vois, marchant sur le rebord de la terrasse de l'appartement... au 11e étage d'une tour... serein... impossible de faire ça...
J'avale toute une boîte de Paracétamol.
Ma mère s'en rend compte immédiatement. Nous partons pour les urgences.

Attendez, ce n'est pas fini !
Là-bas un infirmier me demande mon nom avec insistance. Je prétends ne pas comprendre, espérant encore sauver les choses. Il hurle de plus en plus fort. Je sombre dans l'oubli...
Lors de mon inconscience, je me réveille par moment et je vois des choses irréelles.
Finalement je me réveille, mais je ne sais toujours pas où je suis. Personne ne me rassure réellement.
Je vois des tas de gens, et il me semble percevoir en eux des choses spirituelles, des auras, etc...
Je fiche un fameux désordre à l'hôpital, à débrancher les sondes cardiaques, jusqu'à faire une tentative d'évasion qui aurait même pu réussir, si j'avais su garder mon calme.
Après mon entretien avec le psychiatre, en qui je n'avais aucune confiance, on m'expédie à l'hôpital psychiatrique.
A ce stade je suis à peu près convaincu que c'est en fait un camp de la mort.
Personne là-bas n'est très rassurant, l'humanité n'est pas une valeur fondamentale.
Lorsque pour la première fois on me donne - sans m'en avoir parlé - des médicaments, je suis convaincu qu'on essaye de m'empoisonner.
J'évite les psychiatres, mais petit à petit je commence à réaliser que ce qui me traverse n'est pas réel...
Et les autres patients, même si ils sont parfois effrayants, semblent assez sympathiques...
Une autre histoire commence...

***

Voilà comment je suis entré dans la psychiatrie. Ca a été une souffrance abominable, dont je me souviens à peine quand je dis "ça va, j'ai connu pire". J'aurais aimé que quelqu'un puisse manifester de la bienveillance à mon égard mais malheureusement, on apprend pas la bienveillance en psychiatrie...
Par la suite j'ai appris beaucoup de choses, et j'ai rencontré des gens bien qui ont réellement pu m'aider. Mon entourage aussi a bien réagi, et certain de mes amis ont été admirables. Aujourd'hui je vais beaucoup mieux, même si je ne suis pas et ne serai jamais comme tout le monde. Finalement je ne suis pas fâché d'être ce que je suis. Mais quelle épreuve, tout de même ! Je ne le souhaite à personne.
En d'autres termes, si vous rentrez dans un mécanisme suicidaire, essayez de désamorcer la bombe avant qu'elle vous saute au nez. Aller jusque là risque de vous coûter la vie, de vous laisser handicapé et en tout cas de vous valoir une descente assez difficile :-)

Espérant vous avoir intéressé.e.s,

Shimmy
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Re: Envies de mourir

Postby pticarus » Apr 29, 2015 8:34 am

Pour celles et ceux qui comprennent l'anglais:

http://youtu.be/Sjhuu7mDtwo

(il s'agit d'une conférence de will hall à propos des tendances suicidaires)

Et pour celles et ceux qui auraient envie de m'aider à la traduire dites-le moi en MP ;-)
http://icarus.poivron.org
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Re: Envies de mourir

Postby shimmy » Apr 29, 2015 9:22 pm

Pas vu le lien cité plus haut, en raison de mon incapacité notoire à voir des videos.

Mais au sujet des "tendances suicidaires", ma psy est une spécialiste de la gestion des crises suicidaires. Et selon elle, globalement ça peut arriver à n'importe qui. Dans 80 ou 90% des cas qu'elle a géré, les personnes étaient victimes du harcèlement d'une personne vraiment malveillante, souvent au travail, qui avait tendance à dominer et à détruire les personnes vulnérables à son système. Comme elle dit, les plus malades en général ne se retrouvent pas dans son cabinet.

Après il y a aussi ceux qui personnellement ont un problème avec la vie. Mais visiblement ce n'est pas la majorité des cas.

Donc je ne suis pas sûr que le sucide soit une "folie" au sens où on l'entend ici. Ca dépend vraiment des cas. L'antipsychiatrie nous dira que souvent, on nous force à nous tuer; ça ne vient pas forcément de nous.

Désespérément,
Shimmy
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Re: Envies de mourir

Postby pticarus » May 28, 2015 8:56 pm

Alors pour celles et ceux qui parlent pas courament anglais
Cette conférence de Will Hall sur les envies suicidaires et la justice sociale
est désormais sous-titrée
et pour celles et ceux qui n'ont pas accés aux vidéos
elle est entierement transcrite juste au dessous...
http://icarus.poivron.org/vouloir-mourir-et-vouloir-changer/

(d'ailleurs je veux bien des retours, critiques, commentaires ou corrections...
mais sur un mode complice s'il vous plait,
et que je suis encore un peu sujet à des crises de susceptibilité,
merci de votre amicale compréhension...)
http://icarus.poivron.org
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Re: Envies de mourir

Postby princesse sarah sarah » Dec 09, 2016 9:41 pm

Bonjour à tous et à toutes ,

J' ai testé pour mourir une dose létale de doliprane . J ' avais calculé qu' il fallait le conserver 8 heures minimum dans l' estomac pour avoir une hépatite fulminante . Mais mes antivomitifs étaient trop faibles . C' est horriblement douloureux . J' ai pas réussi à ne pas vomir . Sur la huitième ou neuf heures j' ai fini aux urgences en réa .

Je vous écris ce mail pour prévenir : l' hépatite fulminante , c' est hard . On morfle . Vaut mieux compter sur une autre technique .

Bon courage
princesse sarah sarah
 
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